Analogue: A Hate Story

dialogue

Analogue: A Hate Story est le dernier jeu de Christine Love (don’t take it personally, babe,
it just ain’t your story, Digital: A Love Story), créatrice de jeux peu ordinaires. C’est ce qu’on pourrait appeler un roman interactif, mais c’est aussi bien plus que ça.

Dans un futur lointain, vous jouez un opérateur chargé de comprendre pourquoi le vaisseau spatial génération Mugunghwa a disparu sans accomplir sa mission. Celui-ci vient d’être retrouvé, sans trace de vie à l’intérieur, et vous allez pouvoir parcourir les logs, correspondances et autres journaux intimes des derniers habitants, en compagnie de l’IA chargée de la sécurité à bord.

Je vous préviens, le jeu représente pas mal de lecture, et tout en anglais. Pire, le Mugunghwa était un vaisseau spatial coréen , et donc les noms des personnages sont parfois un peu compliqué à suivre… mais ce qui est magnifique, c’est que ça fait parti de l’expérience de jeu. Vous jouez un personnage qui parle et lit l’anglais et doit se dépêtrer pour comprendre le fin mot de cette histoire. Mieux encore, vous faites ce que fait le personnage : il est dans son vaisseau, devant son écran, et doit taper des commandes pour accéder aux fonctions avancées du Mugunghwa. Le jeu assume même son dirigisme et la présence de réponses pré-enregistrées lors des dialogues avec l’IA en l’expliquant de manière logique au début du jeu.

On pourrait dire que ce n’est pas vraiment un jeu vidéo, je trouve au contraire que l’expérience de jeu est vraiment particulière et immersive, passé les premières lectures, qui perdent plus qu’autre chose… jusqu’à ce que l’on commence à faire le lien entre toutes ces lettres que l’on lit et les dernières heures du vaisseau.

Pour ne rien gâcher , le jeu est beau malgré sa faible résolution, prenant, simple tout en abordant des choses compliqués, et surtout vous permets de prendre position. Des choses graves se sont passés, et vous pourrez faire des choix, non pas juste en sélectionnant des réponses dans des dialogues, mais en agissant et en prenant position concrètement à la fin du jeu.

Il y aurait encore beaucoup à dire, sur le sentiment particulier que l’on ressent dans le jeu – on comprend un peu comment des otakus trop solitaires au Japon en viennent à vraiment ressentir quelque-chose pour des personnages fait de codes et de pixels – cette ambiance vraiment spécifique lors de nos lectures. On pourrait parler de transhumanisme, d’amour à distance, de féminisme, d’histoire ou encore de bonne science fiction (où l’on ne nous abreuve pas de neologismes débiles et où l’on parle comme si demain, et bien, c’était aujourd’hui). Il y a même un peu d’action. Tout un tas de choses dont je pourrais parler, mais qu’il vaut mieux vivre et expérimenter par soi-même dans ce très beau jeu vidéo.

Si vous n’avez pas peur de l’anglais et de la lecture (et que vous n’aimez pas que les blockbuster avec des explosions), essayez-le.

 Analogue: A Hate Story est un jeu que vous pouvez acheter pour 10$ sur son site officiel : ahatestory.com
 Le jeu fonctionne sous Windows, Mac et Linux.
Vous pourrez également télécharger une démo à cette même adresse.

Il est également disponible sur Steam pour la modique somme de 9,99€.
Vous pouvez suivre @christinelove sur Twitter, ainsi que le graphiste du jeu @Fiohnel.
Le musique, composée par Isaac Schankler est écoutable (et achetable 5$) ici.

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