Sequence

Je bosse en ce moment comme médiateur sur l’exposition Game Story au Grand Palais (j’écrirai sans doute quelques mots à ce sujet prochainement). Il y a beaucoup de jeux vidéo excellents parmi ceux que nous proposons, mais il y en a un auquel je reviens presque toujours quand je veux prendre une pause. C’est Dance Dance Revolution, DDR pour les intimes.

Borne Dance Dance Revolution Extreme

La borne Dance Dance Revolution Extreme disponible sur l'expo Game Story.

DDR, c’est un jeu de rythme. Ce n’est pas le premier du genre (on peut citer PaRappa the Rapper par exemple, comme premier représentant vraiment célèbre), mais c’est sans doute celui qui l’aura le plus démocratisé, ouvrant la marche à Guitar Hero quelques années plus tard. Le concept de ces jeux est simple : appuyer sur des touches au rythme de la musique proposée par le jeu.

Ce sont des jeux assez addictifs. Même quand la musique n’est pas excellente (et il faut avouer que la plupart des morceaux sur lesquels je joue à DDR ne sont pas des chefs-d’œuvre), on se laisse prendre au jeu. On colle au rythme, on s’améliore, on teste le niveau de difficulté supérieur, puis le suivant. On joue à plusieurs, on se lance des défis ou on joue en coop, bref, on s’amuse.

Et puis voilà qu’un petit jeu arrive sur la scène. Il s’appelle Sequence, et a été développé par les américains d’Iridium Studios, des indépendants. Et j’ai envie de dire qu’il renouvelle complètement le genre. Allez, en fait, il le lance sur une nouvelle voie, à la façon de Puzzle Quest ou Professeur Layton du côté des Puzzle Games.

Sequence: dialogues

Sequence est en fait un jeu de rythme incluant une dimension RPG. Ainsi, il ne s’agit plus juste de jouer sur une chanson et de faire un perfect, mais de suivre un personnage et son histoire. Ce personnage, c’est Ky, un type à l’air plutôt cool qui se retrouve coincé dans une tour étrange, où logent des monstres qui le sont encore plus. Heureusement, la voix d’une jeune femme sortie d’un haut-parleur l’accompagne, pour lui expliquer ce qui se passe, ou plutôt lui dire qu’elle n’a rien le droit de lui expliquer et qu’il doit monter en haut de la tour en affrontant les créatures.

Là, on découvre la première bonne surprise du jeu : les dialogues sont excellents. Plein d’humours, les personnages se lance des piques à chaque phrase, sans non plus en faire trop. Mieux : le doublage (anglais uniquement, comme les textes) est parfait. Les personnages ont de la personnalité, et on a envie d’en savoir davantage. En plus, ils ne se gênent pas pour discuter directement des règles du jeu ou des caractéristiques de la fiche de personnage sans briser pour autant le quatrième mur. Un vrai plaisir. Pour ne rien gâcher, les graphismes sont des plus plaisants. Les fonds et les personnages dessinés ont de la gueule et mettent immédiatement dans l’ambiance.

Sequence: décors

Et puis nous arrivons au cœur du jeu : les affrontements. Et c’est là que toutes ces petites choses déjà sympathiques se transforment en jeu vraiment génial. En effet, comme dans Puzzle Quest, on ne fait pas que jouer seul pour boucler un tableau ou un morceau, mais on affronte un autre personnage. Mieux, il ne s’agit pas ici juste de mieux réussir la chanson que son adversaire, mais de faire baisser ses points de vie à zéro avant que celui-ci ne fasse pareil avec nous. Pour cela on va pousser des flèches en rythme – jusque-là pas de surprise – sur trois tableaux différents ! Et si vous vous posez la question, j’y réponds tout de suite : oui, en même temps.

Alors en fait, chaque tableau à son propre flux et ses propres séquences de flèches. Le premier est celui de défense. Chaque flèche ratée dans celui-ci nous fera perdre quelques points de vie, il représente les attaques de l’adversaire. Il y a ensuite le tableau de base, celui correspondant vraiment au morceau de musique que l’on entend, qui permet de récupérer du mana. Rater des flèches dans celui-ci ne prête pas à conséquence. Enfin, il y a le tableau de magie. En effet, on sélectionne des sorts, chacun se rechargeant à sa vitesse propre, puis on les lance, entrainant l’apparition d’une séquence de flèches supplémentaire sur ce dernier tableau. Tout raté entrainera l’échec du sort, le mana nécessaire à le lancer étant perdu.

Sequence: combat

On ne peut évidemment jouer que sur un seul tableau à la fois, et il faudra réussir à se défendre, recharger ses batteries et attaquer en même temps. Et je peux vous dire que bien que ce soit tout à fait jouable, ce n’est pas évident ! Mais on accroche très vite.

Si on ajoute à tout cela le loot récupéré sur les monstres qui permet de fabriquer équipement ou parchemins de nouveaux sorts, que l’on doit choisir un set de sorts limité définissant ainsi notre stratégie, et qu’il y a des boss aux pouvoirs spéciaux, je peux vous dire qu’il y a de quoi s’amuser.

Au final, j’ai bien accroché à ce jeu, et que c’est sans doute l’un des gameplay les plus originaux qu’il m’ait été donné de tester ces dernières années. On peut y jouer cinq minutes, on a envie d’y jouer une heure, on se dit qu’on peut faire un dernier petit morceau pour avancer et voir la suite de l’histoire… Si ça ce n’est pas la preuve que c’est un bon jeu, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

Sequence est un jeu d’Iridium Studios.
Il est disponible sur Steam (pour 3.99€) et sur le Xbox Live Indie Games (pour 240 MS Points).
Le jeu est entièrement en anglais, et n’est achetable qu’en téléchargement.

http://www.playiridium.com/

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